mardi 9 juillet 2013

Mentir c'est mal... ou pas (Virtue's Last Reward, 3DS)

- Monsieur Weber,  vous êtes beaucoup trop gentil avec tout le monde.
- Vous croyez Docteur?
- Mais bien sûr. Vous jouez toujours à vos trucs, là?
- Les jeux vidéo? Oui, pourquoi?
- Ben justement, profitez du virtuel pour essayer ce que ça fait d'être un méchant pour une fois et on en rediscutera la semaine prochaine. ça fera 120 CHF.
- Ok Docteur, très bien, merci Docteur. 
Bon alors à quoi je vais m'attaquer pour ça... "Allez-vous choisir une alliance ou une trahison? Résolvez les énigmes et dévoilez les mystères tout en testant votre propre morale", dit la boîte du jeu... 
- Mouhahaha tremblez gentils, j'arrive!



En bas, l'arbre des différents choix que vous avez
à disposition. Ne le regardez pas en détails pour
éviter des spoils!
 Le slogan se termine par « Avec 24 fins différentes » et effectivement ce jeu prend beaucoup de temps à tester ! Je ne suis arrivé à mon premier « game over » qu’après 8 heures et je n’avais découvert que des bribes de pistes de ces fameux mystères. La trame narrative est, en effet, plus ou moins évidente. Notre personnage se réveil dans un entrepôt désaffecté, enfermé avec huit autres personnes qu’il ne connaît pas. Perso, à ce moment là, dans mon esprit ça sonne « Cube », le film de 1999. La comparaison va aller plus loin puisque cette équipe devra résoudre des énigmes pour échapper à la mort. Tout le principe du jeu se situe donc dans ce double gameplay qui alterne phases de reflexion et phases de narration, dans lesquelles nous seront amenés à choisir entre faire alliance avec ses co-détenus ou les trahir pour s'en sortir plus vite.



Commençons d'abord avec les d'énigmes. Sous forme de point n'click, certaines ne vous demanderont pas vraiment d'effort, alors que d'autres vont vous mettre le cerveau à l'envers. Et j'ai adoré ça! Vraiment quel pied, aucun indice (sauf si vous jouez en mode facile), on ne sait pas trop quoi faire, on avance à taton et on se remémore les prise de tête sur Myst. Ça me fait d'ailleurs également penser à l'excellent Ouverture facile.
La diversité est au rendez-vous et la pression de l’échappatoire à trouver pèse constamment. Même si on ne meurt jamais pendant ces parties là, le sentiment d'oppression lié au scénario est efficace. 
Zero, le lapin psychopathe qui vous aurait enfermé.
Sa voix, non traduite, en japonais est carrément flippante!
Par contre, les phases de récit abandonne toute notion de gameplay pour verser du côté des "livres dont vous êtes le héros" et seuls quelques choix viendront briser les longues dialogues que vous allez devoir lire. Ce n'est pas négatifs en soi. Le problème vient plutôt de la façon dont ces interactions sont amenées. En premier lieu, le tout souffre d'une "japanistion" du récit: emprunt de sentimentalisme niais, tout est surjoué, expliqué quatre fois de suite, comme c'est le cas dans d'autres productions (Zelda Skyward Sword, Kingdom Hearts, etc). J'aurais préféré que ces très longs passages soient plus utilisés pour créer des liens plus forts entre les personnages. Ceux-ci sont d'ailleurs assez mal écrits, bourrés de clichés et assez peu cohérents (l'infirmière est experte en bombe anti-matière et tout le monde semble trouver ça tout à fait normal...). 

Comment savoir à qui faire confiance?!

Raaaah, je suis totalement dans une relation d'amour-haine avec ce jeu. Je suis d'un côté déçu parce que la tension liée au fait de trahir ou de s'allier est d'abord bien amenée mais se noie ensuite dans la direction voulue par les développeurs pour le héros. Sans trop en réveler, il est plutôt difficile de jouer un vrai salaud, notre personnage est foncièrement gentil et s'excuse s'il a trahit. Le concept s'écroule. En même temps, je suis accro à ce jeu et je veux savoir comment se termine cette histoire bourrée de références en tout genre! Le principe de rejouabilité représente clairement la quintessence du titre et la durée de jeu n'est pas un subterfuge marketing pour une fois! 
Trop dur de choisir...
Tiens, je vais en parler au Docteur...

Note: je sais paaaaas, laissez moi sortiiiiir!!!

Niels

mercredi 19 juin 2013

Les derniers seront les premiers... (Last of Us, Playstation 3)

L’effervescence du salon E3 à Los Angeles à peine retombée, trève de galéjade et concentrons plutôt sur les jeux actuels qui n’ont pas dit leur dernier mot. Si les premières image dévoilée lors de ce grand rassemblement mondial dédié aux jeux vidéo nous ont permis de voir à quelle qualité graphique nous allons nous frotter en 2014, force est de constater que la Playstation 3 tient encore la barre avec des jeux comme Last of us.

Ellie n’est pas qu’un boulet, elle sait se rendre utile.
 C’est une sacrée claque visuelle que nous a le mis dernier né des studio Naughty Dog, fiers géniteurs de la saga Uncharted. Le lien de parenté est d’ailleurs assez évident, que ce soit dans la manière de nous amener à vivre les éléments du scénario, comme dans le design des personnages ou leurs animations. Joel, notre héros, est un vieux de la vieille à qui on ne la fait pas. Il a vu l’infection se propager à l’ensemble de l’humanité et fait parti des rares survivants… d’où le titre du jeu! Il s’est spécilaisé dans la contrebande entre la zone de quarantaine et l’extérieur. Cette fois, c’est une marchandise toute particulière qu’il devra acheminer, en la personne de Ellie, jeune fille de 14 ans qui pourrait bien représent le dernier espoir de la race humaine [effet dramatique]. Le suivi de ce scénario plutô bien ficelé se fait au travers d’un jeu d’action à la troisième personne. Les scènes d’affrontement angoissantes avec les infectés courant et hurlant s’alternent avec celles plus stratégiques d’infiltration et de résolution d’énigme.

Prenez un chewing-gum Émile.
Il n’est plus nécessaire de répéter que ce n’est pas parce qu’il est joli qu’un jeu est bon. Les faiblesses de Last of us sont à dénoter du côté de sa linéarité donnant l’impression d’évoluer uniquement dans des couloirs jonchés d’événements trop scriptés. L’intelligence artificielle des ennemis n’est pas catastrophique mais peut donner lieu à des situations plutôt cocasses de gardes courant face contre le mur derrière lequel nous sommes cachés. Peu de risques ont été pris dans la préparation de cette recette qui pioche allégrement dans des mécanismes qui ont maintes fois fait leur preuve et une ambiance qui rappelle celle d’Half Life 2. Pourtant la sauce prend ! L’ambiance est suffisament soignée pour nous donner envie de savoir comment se terminera les peripéties de Joel et Ellie et même le grand retour du soleil ne nous empêchera pas de profiter de ce titre estival.

Oh mais non, c'est tout pété.
Note: 8.5 bandages sur 10


Lionel & Niels