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vendredi 4 octobre 2013

Gameplay Terrible A Vendre (Rayman Legends, WiiU et PS3)

Rayman Legends a fait couler beaucoup d’encre avant même sa mise en vente. D’abord exclusivité pour la sortie de la WiiU, puis retardé à de nombreuses reprises avant d’être portés sur  tous les autres supports possible. Cette très longue attente en valait-elle la peine ? 










Depuis la semaine dernière, dans le monde des joueurs – et celui des autres aussi – le nom de GTA V est sur toutes les bouches. Il est clair que ce dernier offre des possibilités innombrables, ce qui lui confère l’une des qualités primordiales d’un jeu vidéo: le choix et sa liberté d’action. Pourtant, nous ne devrions pas oublier ce qui fait l’essence même de ce média, à savoir le plaisir de jouer, le « fun », l’éclate entre amis. C’est exactement ce à quoi nous avons affaire avec ce Rayman

Les excellents niveaux musicaux demandent de sauter
en rythme sur des airs classiques du rock réarrangés.
Allez, ne tournons pas autour du pot: c’est un chef-d’oeuvre. Un vrai jeu de platesformes comme on les aime, amusant, varié et avec une difficulté bien dosée. Dès les premiers contacts, la patte graphique soignée séduit et les musiques, tour à tour envoûtantes et décalées, finissent de compléter un tableau que l’on est à deux doigts de qualifier d’art ! On peut compter sur un gameplay facile à prendre en main mais petit à petit très nerveux et exigeant, ainsi qu’une grande variété de niveaux originaux faisant appel à différents réflexes et compétences. 

Le mode Kung-foot délirant a de quoi occuper les soirées entre potes.
Pour profiter pleinement du potentiel de ce jeu, nous vous recommandons fortement la version WiiU. La polémique, suscitée par l’annonce, en février, de l’annulation de l’exclusivité dédiée à la console de Nintendo avait fait beaucoup de vagues et Ubisoft s’est ainsi mis à dos beaucoup de joueurs qui se sont sentis trompés. Toutefois, il faut reconnaître que le studio français parvient à saisir tout le potentiel du gameplay asymétrique propre à l’utilisation du GamePad de la WiiU. Peut-être même mieux que Nintendo, eux-mêmes, un comble ! Nous avons également testé la version Playstation3 mais les interactions, bien pensées, avec le pavé tactile du GamePad sont alors simplement remplacées par un unique bouton à appuyer lorsque c’est nécessaire. Vous vous demandiez peut-être pourquoi vous aviez acheté une WiiU? Vous avez la réponse, la « légende » est arrivée. Nous on retourne y jouer, on a encore de nombreux défis à relever ! 

Note: 10 grosses baffes
Lionel & Niels


jeudi 8 août 2013

Souvenirs incomplets (Remember me, PS3)

RRRRRRAAAAAAAAAAAA AAAAAAAAA aaaaaaaaAAAA aaaAAAAA AAaAAAAAAAAA AAAAAAAAA aaaaAAAaaaaa aAaaaaaaaAAAAAAaaaaA AAaAaaaAAaaa AAAAAAAA AaAhhhHHHHHHH!!!!!        (Ceci est un long cri de déception).

Je vais pas tourner autour du pot: il manque un chouia à Remember me pour qu'il soit LE jeu, l'élu, celui qui aurait apporté l'équilibre dans la Force mais surtout un vent de fraîcheur sur le marché du jeu qui sent gentiment le renfermé. Parce que les idées c'est pas ce qui manque dans ce premier titre des studios français DONTNOD. On sent d'ailleurs une sorte de "french touch" dans cette production. Déjà le générique de début s'inscrit dans une dynamique dont le ton a un peu été donné par UbiSoft ces dernières années.

Aaaaah... Paris...
Nous avons donc un univers original qui nous propulse dans un Paris futuriste contrôlé par une compagnie ayant fait fortune dans le commerce des souvenirs. Et ça marche, on y croit! Les décors fabuleux donnent le change, Paris pourrait très bien ressembler à ça un jour et ce n'est pas Enki Bilal qui dira le contraire. Oui, je viens de comparer Remember me à Enki Bilal, je suis un déglinguo. Le scénario tient la route et offre une histoire de science-fiction un peu convenue mais correcte dans laquelle nous incarnons Nilin, chasseuse de souvenirs amnésique. Comme quoi il n'y a pas que les cordonniers qui sont mal chaussés. Dans ce futur, tout le monde possède une interface neuronale, ce qui permet de modifier la mémoire de chacun mais aussi d'afficher des informations sur les murs, comme le menu du jour du restaurant. C'est un détail mais l'effet est efficace et contribue à créer une atmosphère très particulière.

Le "Combo Lab" une bonne idée sous-évaluée
Nous allons donc nous balader dans les ruelles - et au-dessus des ruelles surtout - à la recherche des souvenirs de Nilin. Bien entendu les sbires de la compagnie Memorize feront tout pour nous en empêcher. C'est là que le bas blesse. Malgré une idée plutôt intéressante de paramétrage des enchaînements, les combats sont d'une mollesse et d'une répétitivité très décevante. La possibilité d'utiliser des sortes de super-pouvoirs tente de relever le tout mais sort un peu de nulle part. Les passages d'exploration ont plus du parcours fléché que du "parkour" urbain. Les plate-formes accessibles sont désignées par des symboles clignotants ce qui permet de ne pas se perdre mais casse l’immersion dans les décors superbes, mais ça je l'ai déjà dit. Du coup aucune liberté de déplacement et s'il n'est pas prévu que Nilin passe par là, son saut devient ridiculement faible.

C'est un artwork, mais toute l'ambiance y est!
Et les souvenirs alors? Justement, cette idée autour de laquelle s'articule tout le concept du jeu et qui m'avait beaucoup marqué lors de la présentation à la GamesCom 2012, n'est pas du tout assez exploitée. Nilin a la possibilité de modifier les souvenirs de ses cibles. Elle peut ainsi faire croire à un médecin qu'il a tué son patient, par exemple. Les séquences de remix mémoriel se présentent comme un enregistrement que l'on peut faire défiler, en avant et en arrière, pour y repérer les éléments modifiables. Chacun d'eux peut avoir une influence sur le dénouement de la scène. Malheureusement ces passages ne sont pas légion dans le jeu et c'est vraiment dommage. Je me pose donc la question, pourquoi avoir adjoint des combats alors que le concept de chasses aux souvenirs aurait pu être plus travaillé? Pourquoi ne pas proposer une trame dans laquelle la violence peut être évitée? Son cousin Mirror's Edge y était parvenu avec brio.

J'ai pour habitude de ne pas encourager les suites, mais dans ce cas là je suis tenté de lancer un appel à DONTNOD. Ils nous ont pondu un bon jeu pour un PREMIER titre. Ils ont pu montrer de quoi ils sont capables, ce sont des fans de science-fiction et cela se voit jusque dans les succès à déverrouiller qui sont autant de clins d’œil aux monuments comment Blade Runner ou Matrix. Je vais donc donner une bonne note à Remember me car le voyage vaut le détour mais l'escapade était trop courte. Un échauffement avant la grande course?

Note: 7 Donépézil sur 10

Niels


mercredi 19 juin 2013

Les derniers seront les premiers... (Last of Us, Playstation 3)

L’effervescence du salon E3 à Los Angeles à peine retombée, trève de galéjade et concentrons plutôt sur les jeux actuels qui n’ont pas dit leur dernier mot. Si les premières image dévoilée lors de ce grand rassemblement mondial dédié aux jeux vidéo nous ont permis de voir à quelle qualité graphique nous allons nous frotter en 2014, force est de constater que la Playstation 3 tient encore la barre avec des jeux comme Last of us.

Ellie n’est pas qu’un boulet, elle sait se rendre utile.
 C’est une sacrée claque visuelle que nous a le mis dernier né des studio Naughty Dog, fiers géniteurs de la saga Uncharted. Le lien de parenté est d’ailleurs assez évident, que ce soit dans la manière de nous amener à vivre les éléments du scénario, comme dans le design des personnages ou leurs animations. Joel, notre héros, est un vieux de la vieille à qui on ne la fait pas. Il a vu l’infection se propager à l’ensemble de l’humanité et fait parti des rares survivants… d’où le titre du jeu! Il s’est spécilaisé dans la contrebande entre la zone de quarantaine et l’extérieur. Cette fois, c’est une marchandise toute particulière qu’il devra acheminer, en la personne de Ellie, jeune fille de 14 ans qui pourrait bien représent le dernier espoir de la race humaine [effet dramatique]. Le suivi de ce scénario plutô bien ficelé se fait au travers d’un jeu d’action à la troisième personne. Les scènes d’affrontement angoissantes avec les infectés courant et hurlant s’alternent avec celles plus stratégiques d’infiltration et de résolution d’énigme.

Prenez un chewing-gum Émile.
Il n’est plus nécessaire de répéter que ce n’est pas parce qu’il est joli qu’un jeu est bon. Les faiblesses de Last of us sont à dénoter du côté de sa linéarité donnant l’impression d’évoluer uniquement dans des couloirs jonchés d’événements trop scriptés. L’intelligence artificielle des ennemis n’est pas catastrophique mais peut donner lieu à des situations plutôt cocasses de gardes courant face contre le mur derrière lequel nous sommes cachés. Peu de risques ont été pris dans la préparation de cette recette qui pioche allégrement dans des mécanismes qui ont maintes fois fait leur preuve et une ambiance qui rappelle celle d’Half Life 2. Pourtant la sauce prend ! L’ambiance est suffisament soignée pour nous donner envie de savoir comment se terminera les peripéties de Joel et Ellie et même le grand retour du soleil ne nous empêchera pas de profiter de ce titre estival.

Oh mais non, c'est tout pété.
Note: 8.5 bandages sur 10


Lionel & Niels