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lundi 23 septembre 2013

Grosses bastons chez Activision (Deadpool, Xbox 360 + Tortues ninja: Depuis les ombres, Xbox 360 Arcade)

Ne trouvez-vous pas que l'automne est arrivé très vite? C'est fou ça, j'étais en tongues et d'un coup, chaussettes et grosses chaussures. Pire encore: mettre un pull! L'angoisse. Sinon, nous allons parler de Deadpool et un peu de tortues mutantes, ce qui est bien plus intéressant que cette intro.









Toujours sympa les amis qui passent rendre visite.
Tout d'abord: "La leçon Marvel du jour"! Si Deadpool n'est pas parmi les personnage les plus connu de l'usine à super-héros Marvel, il possède un gros capital sympathie chez les lecteurs. En résumé, il a été volontaire pour subir des expériences dans le même projet "Arme X" que Wolverine. Il possède donc aussi un facteur de guérison extrêmement efficace, mais a été gravement défiguré avant que celui-ci ne devienne opérationnel. Wade Wilson, qu'il s'appelle le gaillard, pète littéralement un câble et commence à entendre des voix. Ce qui fait de Deadpool le candidat idéal pour une adaptation en jeu vidéo, au-delà de sa régénération automatique, qui colle tout bien avec la mode actuelle, c'est qu'il est le seul personnage Marvel à savoir qu'il est dans une bande dessinée! Notre ami masqué décide donc qu'il est grand temps pour lui d'augmenter sa visibilité en ayant son propre jeu vidéo.

Aaah, les grands enfants...



On ne fait pas dans la dentelle!
Dans les comics, Deadpool plait parce qu'il ne se prend pas au sérieux, il est vulgaire, toujours dans la démesure et interpelle régulièrement le lecteur. Il a l'habitude de briser ce fameux quatrième mur et ne se prive pas de le faire dans le jeu également. Si vous ne faites rien pendant un moment sur l'écran titre, Deadpool se lèvera de son fauteuil et viendra frapper sur votre écran pour voir si vous êtes toujours là. Nous nous retrouvons ensuite avec un beat'em all tout ce qu'il y a de plus classique, violent, plutôt moche et moins dynamique que les cadors du genre. Mais suffisamment tout de même, pour qu'on prenne plaisir à découper en rondelle les vagues d'ennemis. On retiendra surtout l'humour omniprésent, Deadpool commentant la réalisation de son jeu en critiquant l'industrie actuelle et les sommes faramineuses investies ou les mécaniques trop faciles auxquelles nous sommes habitués. 
Alors si vous cherchez le beat'em all du siècle passez votre chemin, mais si vous pensez que le jeu vidéo se prends souvent trop au sérieux, vos zygomatiques pourraient vous remercier en suivant les aventures du mutant masqué. Les rencontres avec d'autres personnages Marvel finiront de convaincre les amateurs de comics!

Note: 6,5 Cable

Et puisqu'il est question de best'em all chez Activision, je place quelques mots sur le Teenage Mutant Ninja Turtles: Depuis les ombres sorti exclusivement en ligne. Je le surveillais du coin de l'oeil depuis quelque temps et je me suis dit que vu le prix, je pouvais me laisser tenter. J'étais à la recherche de quelque chose pouvant s'approcher du fabuleux Teenage Mutant Ninja Turtles IV : Turtles In Time et son mode coop incroyable. Je pense que je n'étais pas le seul dans ce cas, car l'influence est discrète mais perceptible. On peut donc sentir une volonté des développeurs de revenir vers ce type de gameplay efficace et facile à maîtriser. Malheureusement, c'est leeeent, les combats sont tout mous. Au fil des heures de jeux, je comprends que cette lenteur est là pour permettre de placer les combos et effectivement une fois qu'on les maîtrise, les affrontements prennent une autre tournure et bénéficie d'une modélisation très stylée. A plusieurs, le plaisir est plus évident, notamment grâce aux enchaînements à effectuer en collaboration. On va dire que le prix bas (moins de 20 CHF) lui permet d'être tout à fait acceptable.

C'est souvent assez confus... et on ne peut pas inverser
l'axe Y de la caméra!! En 2013?!?


Note: 5 Cowabungas

Niels

mercredi 27 février 2013

Le téléphone pleure (Devil May Cry, PS3)


"Salut c'est Dante. Souviens toi, on s'était vu à la GamesCom 2012 et tu ne m'as jamais rappelé. Pourtant on s'était bien amusé, non?"

C'est vrai, ce DMC: Devil May Cry m'avait fait une très bonne impression lors de sa présentation à la GamesCom et depuis... j'avoue qu'il m'était complétement sorti de la tête. Le voir débarquer fut donc une excellente surprise. Il est l'heure de voir si cette aventure d'un jour à Cologne peut devenir une histoire à plus long terme.


  
Une fois n'est pas coutume, commençons par la musique: Merci, un grand MERCI! Enfin du metal dans un jeu vidéo! Je n'avais plus ressenti cette puissance depuis Prince of Persia 2 - L'âme du guerrier dans lequel le "I stand alone" de Godsmack venait souligner les apparitions du monstrueux Dahaka. Ici, la bande originale est signée par le groupe norvégien Combichrist qui a su apporter une force et un dynamisme aux scènes d'actions.

Une patte graphique et un style très particulier, mes yeux aiment!
Ce reboot de la saga Devil May Cry avait fait couler beaucoup d'encre avant même sa sortie mais ce beat'em all impose, au final, un univers visuel séduisant. On y incarne le jeune Dante, tête à claques de son état, qui va se découvrir un destin lié au monde des anges et des démons. 
Rarement l'expression "défaire ses ennemis" n'aura autant pris son sens puisque nous aurons tout loisir de hacher menu le bestiaire démoniaque à l'aide d'épée, faux, hache, etc. La prise en main se fait rapidement et les combos sont plutôt faciles à enchainer. La jouabilité souffre un peu de phases de sauts poussifs et de changements de cibles intempestifs en plein combat mais le tout reste très fluide. Une mention spéciale à la justification du double saut: le menu explique que Dante fait apparaître une plateforme démoniaque (sic) pour se propulser plus haut... auto-dérision à peine masquée.

Oui, Dante est un poseur. Plus les combos sont impressionnants, plus ils rapportent de points.
On peut sentir quelques inspirations de Matrix ou Constantine dans le scénario qui se laisse suivre avec plaisir et c'est définitivement l'ambiance glauque, crade, voir vulgaire de ce titre qui en fait sa force. Bien sûr, Dante énerve, avec ses petits airs minauds mais quel plaisir de le détester! Cela ne fait que renforcer son caractère et représente la pièce centrale de cette toile colorée.

Je vais donc rappeler, ce Mr. Dante, lui dire que je regrette cette période de silence et que je ne le quitterai plus jamais.... "Allô? Lara Croft?... Ah oui ,je me souviens de vous..."

Note: 9 prince des ténèbres sur 10