samedi 19 janvier 2013

Oui, il faut des gadgets dans un James Bond! (007 Legends, Xbox 360)


007 Legends Xbox 360 Box ArtJe ne sais pas si James Bond était l'espion qui m'aimait mais moi j'ai toujours adoré James Bond. Alors malgré des critiques peu encourageantes, ma curiosité a été piquée au vif et voici, rien que pour vos yeux, le test de 007 Legends.



Arrivé pile pour la sortie au cinéma de l'excellent Skyfall, ce jeu sonne comme une bonne opération tonnerre marketing. Il nous y est proposé de traverser la planète pour rejouer des scènes mythiques de Goldfinger, Au service secret de sa majestéPermis de tuer, Meurs un autre jour, Skyfall  et vu que le monde ne suffit pas, on nous invite même à explorer un bout d'espace avec Moonraker.

Le jeu débute donc par l'infiltration des installations d'Auric Goldfinger et si Casino Royal a été le début d'une remise à neuf de la franchise cinématographique, il en est de même avec ce FPS. Nous parcourons donc quelques scènes clés des films mais elles ont toutes reçue un coup de lifting. Cette démarche aura quelque chose de frustrant si l'on ne connaît pas les scénarios avant. On peut y perdre son latin, un peu comme lorsque l'on regarde Quantum of Solace.
"Do you expect me to talk?" "No Mr. Bond, I expect you to die!"
Dans la mémoire de tous les joueurs qui ont connu la Nintendo64, Goldeneye occupe une place étincelante et les diamants sont éternels, bien entendu. Nous voyons clairement cette envie de poursuivre dans la même voie avec ce cru 2012. Finalement le poids de cette influence se fait sentir, comme celles des autres FPS actuels. Pêle-mêle on y trouve par exemple: un système de couverture assez efficace, la possibilité de modifier ses armes en cours de route et des séquences en véhicules. S'il est clair que tuer n'est pas jouer, il s'agit bien d'un jeu où l'on ne nous laisse pas vraiment le choix de vivre et laisser mourir; c'est à nous de faire le ménage. Tout comme dans les films, ce sont des centaines d'hommes de main qui viendront bêtement mourir sous nos balles, guidées par une assistance à la visée qui nous rend aussi précis que l'homme au pistolet d'or. Pas besoin d'être octopussy aux huit bras pour s'en sortir.

007 Legends - Goldfinger, Smart Phone
Comme dans les derniers films, le téléphone de Bond peut tout faire, même la sauce béarnaise.
Le jeu ne sait pas trop où fixer ses limites entre ambiance "james bondienne", soutenue par les acteurs et thèmes musicaux de la franchise cinématographique, et grosse action "modern warferesque". En revanche, les amateurs de FPS "à l'ancienne" apprécieront la possibilité de pouvoir choisir si le niveau de vie remonte tout seul ou si l'on doit chercher des items de soins. Ainsi, s'il est dit que demain ne meurt jamais, pour ma part c'est aujourd'hui que je suis mort et souvent! 

L'attaque des installations de Bloefeld, au sommet du Schilthorn... au fond on ne voit PAS l'Eiger, le Mönch et la Jungfrau...

Au final, nous obtenons un jeu en demi teinte. Les puristes de la saga auront du mal à accepter les modifications de scénarios, tandis que les experts en FPS risquent d'être lassé par son côté dirigiste. Tous deux ressentiront certainement une certaine frustration à devoir n'être que spectateur de nombreuses scène d'actions, ceci étant plutôt paradoxal pour un jeu vidéo.

Dommage donc pour cet hommage aux grandes aventures de Bond qui n'arrive pas à se décider. Peut être une prochaine fois? Les pessimistes diront qu'on ne vit que deux fois...

En espérant vous revoir bientôt, avec mes bons baisers de Russie.

Dangereusement vôtre, 
Dr. No.

Note: 4 Vodka Martini sur 10
 







La guerre, c'est fantastique (Call of Duty: Black Ops 2, PC)

A l'heure où le premier DLC pour Black Ops 2 est annoncé sous le doux nom de Revolution, il n'est pas encore trop tard pour vous livrer nos impressions sur le dernier né de la grande famille des "Calof", comme disent les jeunes. 


Que dire qui n'a pas été encore dit sur cet opus? Mission difficile. De mon point de vue de joueur gentiment blasé, j'ai du mal à envisager comment innover dans cette franchise-rouleau compresseur marketing. Mais plongeons gaiment dans la monde de la guerre virtuelle.

Le jeu se divise donc en trois parties distinctes, la campagne solo, le multi-joueurs et le désormais classique mode zombie. Pour faire bref, je pourrais dire que chacun joue son rôle, sans trop en faire et présentant ce qu'on leurs demande. Voilà, merci d'être venu, à bientôt... 
La fameuse scène à cheval. Qui rappelle un peu celle d'Uncharted 3 qui l'avait lui-même piqué à Indiana Jones et la dernière croisade. 
Ok; le mode solo nous propulse dans une campagne un peu alambiquée, basculant entre la guerre froide et une guerre futuriste. Je ne vais pas m'étaler et répéter ce qui a déjà été dit partout, mais nous pouvons laisser aux gars de Treyarch le sens de la mise en scène. Même si on garde notre côté sur-homme qui canarde dans tous les sens, c'est moins grandiloquent que dans Modern Warfare 3 et c'est tant mieux. 
Les missions dans le futur amène la touche d’originalité qu'on n'attendait peut être plus en nous plaçant dans une ambiance parfois Terminator, parfois Tiberium Sun ou encore Battlefield 2142, avec les gadgets qui envoient du lourd. Le scénario est un peu plus travaillé (un peu j'ai dit), mais on peut aussi lire "Guerre et Paix" pendant les vidéos pour se contenter de flinguer à tout va. On n'échappe pas à certains clichés du genre, comme le copain nicaraguayen qui relativise sur les valeurs familiales, les méchants barbus (ou chinois...) et le grand général noir et chauve dont on attends toujours qu'il lâche un "Compris, mec?" à la fin des briefings. D'ailleurs, la version qui m'a été envoyée étant "Komplett in Deutsh!" certaines subtilités m'ont échappées... preuve en est que si l'on sait que les méchants sont ceux sur qui le réticule de visée devient rouge, ça suffit. On peut d'ailleurs laisser nos compères IA faire la plupart du boulot et passer ensuite pour leur ouvrir les portes. 

Autre nouveauté: les missions tactique. Originales mais mal déservies par l'IA de nos compagnons d'armes.
 Le level design permet plus de liberté et on a moins l'impression d'être dans un corridor, plusieurs chemin nous étant proposés. A noter aussi qu'on nous propose de customiser ses armes mais qu'en partant avec celles par défaut on s'en sort très bien aussi. 

 Et là j'ai encore rien dit des modes multi et zombie, alors que 95% des gens se seront rué sur Black Ops 2 pour eux. Honnêtement, soit vous cherchez du multijoueur et le jeu vous offrira tout ce que vous souhaitez (sauf des serveurs dédiés...), avec de nombreux modes intéressants et vous pouvez y aller les yeux fermés, soit vous n'aimez pas le multi et du coup... qu'est-ce que vous faites encore là?

Ni complétement une révolution, ni une simple mise à jour, Black Ops 2 nous rempli l'estomac sans flatter le palais. 

Note: 6 viseurs ACOG sur 10

Il faut reconfigurer ses touches pour chacun des trois modes de jeu, un peu relou.        

 PS: Petit rappel, le jeu est classifié 18+. De nombreuses scènes de la campagne sont plutôt crues.


mercredi 16 janvier 2013

C'est pas l'matos qui fait l'gamer (clavier ROCCATT Isku FX)

Une fois n'est pas coutume, on commence l'année avec le test d'un clavier.

Même si avoir du matériel de Pro Gamer ne va pas nous rendre invincible, ça peut aider la moindre. 

Alors, ce joli clavier qui brille, va t'il illuminer vos tableaux de scores ou seulement votre bureau?


Je reconnais que la marque Roccat m'était un brin  inconnue mais en cherchant un peu je me suis souvenu avoir vu des pubs pour leurs souris. Le site web de cette boîte allemande annonce la production de produits pour les joueurs qui ont envie de repousser les limites de leurs expériences de jeu. 

Avec un nouveau clavier, ce qu'on remarque d'abord c'est forcément le look et dans le cas présent, Mr. Isku FX me flatte la rétine avec son côté "Utilise moi et tu piloteras l'USS Enterprise". Le plastique utilisé semble un peu léger mais l'ergonomie est très bonne, notamment grâce à la surface de repos des poignets. Les touches répondent très bien, soutenu par un effet ressort efficace. On pourrait lui reprocher son bruit mais puisque aujourd'hui il est connu que tout le monde joue avec un casque, ça ne dérangera réellement que la personne qui essaye de dormir dans la pièce d'à côté.

Les 5 profils programmables se distinguent par des éclairages différents
Parlons un peu pratique maintenant. Le concept annoncé par le fabriquant propose, en plus des classiques touches programmables, de rendre visible des éléments du gameplay sur le clavier. Par exemple, vous être à court de mana, le clavier clignote en bleu, en manque de vie, il clignote en rouge, vous traversez une jungle, votre bureau est inondé d'une lumière verte. Malgré le fait d'avoir galèré puis triomphé avec le téléchargement des bons drivers, je n'ai malheureusement jamais pu profiter de cet aspect qui semblait pourtant innovant et original.

J'ai mis le clavier à l'épreuve sur Black Ops 2 et League of Legends et les résultats sont tout à fait convaincants. Les macros se configurent très aisément et une aide vocale rend la tâche plus intuitive encore.

En conclusion, le Iksu FX étant vendu autour des 100 CHF, il s'agit d'une très bonne alternative entrée de gamme aux classiques Logitech. 
A noter que le plein potentiel s'exploitera sûrement sur des jeux comme WoW ou Starcraft2, par exemple.




dimanche 9 décembre 2012

Vengeurs, Rassemblement!! ...Allez, si, revenez! (Marvel Avengers : Battle for Earth, Xbox 360, Kinect)

 

Ce n'est un secret pour personne, les adaptations de films en jeux (et inversement...) ne sont que très très très.... très rarement des bon produits. Mais attention, le jeu n'est pas inspiré par le récent film, mais par le comics "Secret Invasion". Alors c'est mieux quand c'est adapté d'une BD?








Le choix de cette « époque » Marvel pour y implanter un encart vidéo ludique est plutôt intéressant. En effet, la Terre est la proie d'une invasion extraterrestre, les Skrulls, qui peuvent prendre l'apparence de n'importe qui, y compris nos amis en collants. Le jeu fait donc l'objet d'une mise en scène assez bien posée, avec des extraits de la BD, des décors bien modélisés, tout comme les personnages, à l'exception de la Veuve noire: c'est quoi cet air de teenager?! Sinon on retrouve avec plaisir les personnages connus, Iron Man, Wolverine, Spiderman, ainsi que certains moins connus comme le Dr. Stange ou la Sorcière Rouge qui offrent une touche d'originalité.
Mais si on parle d'incursion dans le comics, il faut assurer une certaine cohérence. Même si Marvel sont champions pour les retournements de situation abracadabrantesques, les résurrections intempestives et une chronologie très approximative, c'est ici assez peu crédible de voir Magnéto combattre côte à côte de Hulk ou de Captain America... surtout que ces deux gaillards ne sont pas sensé se trouver là, sans vouloir spoiler l'univers Marvel...

Mais revenons un peu au plaisir de castagner ces saletés de Skrulls. Je reconnais que refaire les mouvements d'Iron Man balançant des rayons à tout va, c'est cool! ... Mais c'est cool pendant les deux premiers combats. Comme bien souvent dans les jeux Kinect, le plaisir de la découverte est vite effacé par une détection de mouvement approximative. Les possibilités de combo rajoute un peu de piments à ces combats très vite balayés, mais on se retrouve la plupart du temps à gesticuler en espérant décrocher un bonus au hasard du timing.

Dommage, le fameux "Rassemblement!" ne sera que de courte durée, presque motivé uniquement par l'envie de débloquer de nouveaux personnages... qui sont déjà tous affichés dès le début, donc pas de surprise.Au final, à ce prix, mieux vaut se plonger dans le comics!
 
Note: 4 Vengeurs sur 10 (5/10 pour les fans de Marvel)






















dimanche 18 novembre 2012

Une fin d'année footbalisitque

Oui, mon cher Robert, je vous entends bien et c'est le coeur plein d'espoir et d’énergie revendicatrice que je vais vous parler de l'interdiction d'alcool dans les stades... Comment ça FIFA et PES?


Comme chaque année, nous avons droit à un épisode de ces deux franchises quasi-mathusalemique! Alors non, on ne va pas relancer le débat de qui, entre Konami pour PES ou Electronic Arts pour FIFA, a la plus grosse...licence car cela serait aussi passionnant qu’un match Lausanne-Thoune, mais aussi car, il faut le reconnaître, l’écart creusé au fil des ans a laissé PES en retrait. Konami ne semble d’ailleurs plus vraiment croire au potentiel de son poulain, puisque le jeu n’a été que très peu soutenu lors de sa sortie, notamment au niveau promotionnel. Non, l’exaspérante la jolie frimousse de Chri-chri Ronaldo ne suffit pas à vendre un jeu, comme de l’huile de moteur, par exemple. 

 
Dommage d’ailleurs, car tout n’est pas à jeter dans ce PES, la façon dont sont présentés les rencontres, l’entrée sur le terrain, donnent l’impression de voir un vrai match et les replays de buts s’affichent de manière beaucoup plus dynamique que ceux de FIFA. Pour avoir des replays, il faut avoir pu marquer des buts ! PES se charge de vous filer un coup de main, puisque les tirs sont très (trop) souvent cadrés.

De son côté, FIFA gagne en exigences pour s’approcher nettement plus de la simulation depuis l’édition 2012. Les techniques de basent suffisent toujours pour assurer le minimum syndical lors d’un match entre amis, mais dès que l’on pousse un peu plus loin, il devient nécessaire de maîtriser les contres, les dribbles, etc. La dynamique du jeu est donc soutenue par un moteur physique revu, gérant les collisions entre joueurs, ainsi que la gestion de la balle de manière plus réalistes. Ce revirement en direction de la simulation s’accompagne d’une perte de convivialité : le « match rapide » pour les soirées bières/pizzas se retrouve noyé dans un flot de possibilités de configuration, de gestion et de suivis d’équipe, un peu dommage. 

Pour l’anecdote, le mode « PlastationMove » offre une expérience de jeu assez intéressante mais que l’on délaissera pour la méthode classique afin d’assurer plus de précision.

A défaut de notes, je conclurais sur une citation d’un ami ayant joué l’adversaire pour les phases de tests : « Ok pour le test de PES, mais faut juste pas jouer à FIFA avant… C’est un peu comme déguster un vieux Goron rapeux après un bon Humagne ». Santé et à vous les studios !

Professeur Layton et le Masque des miracles (3DS)

Le professeur Layton est de retour, pour la 5e fois et cette fois il est... en colère?... non en 3D.


Avec la sortie de ce nouvel opus, Nintendo ne prends pas beaucoup de risque, le succès est assuré et je ne pense pas que l'on va s'en plaindre!

Nous nous retrouvons très vite en terrain connu: notre duo de cerveaux sur pattes, Layton et son assistant Luke, doivent élucider le mystère qui entoure la ville de Dorémont et son persécuteur, le porteur du Masque du chaos. Pour avancer dans cette quête, il leurs faudra explorer la ville et parler avec ses habitants qui ont tous comme passion la résolution d'énigmes. Celles-sont plutôt variées, allant du très facile à l'arrachage de cheveux et c'est en interagissant sur l'écran tactile que l'on proposera nos réponses. Cette fonction nous permet également de prendre des notes; très utile!

L'ambiance graphique est fidèle à sa réputation et le passage à la 3D amène un réel plus dans l'immersion. Un soin tout particulier a été apporter à la profondeur de champ, ce qui en fait sans hésitation un des titres les plus beaux du catalogue 3DS.

L'histoire et sa narration, n'évitent pas l'écueil du tout public et sont parfois un peu naïves, mais on acceptera volontiers de s'y laisser happer pour découvrir, entre autre, la jeunesse du professeur qui n'avait alors encore rien à cirer de l'archéologie... Les petits jeux servant de quêtes secondaires sont divertissants et permettent de varier agréablement le gameplay en cours de partie.

Je précise que je n'avais joué qu'aux deux premiers épisodes. Quelqu'un qui aurait suivies toutes les précédentes aventures pourrait être blasé par une impression de routine. Mais sans cela, il s'agit clairement d'un tout bon titre de cette fin d'année. Y a des sapins qui risquent bien d'en voir passer à leurs pieds...

Note: 9,5 croix de Coronado sur 10

mardi 6 novembre 2012

M. Tekken Tag Tournament 2 et Mme. Dead or Alive 5 sont sur un X-Batox 360...





VS


Alors attention, je vais faire une chose pour laquelle les puristes vont crier au scandale: comparer deux jeux de baston!

Car s'il y a bien deux choses qui ne se ressemblent pas, c'est deux jeux de versus fighting. Mais vu que je ne suis pas expert en maîtrise du combo et que tous deux sont sorti à quelques jours d’écart à peine, forcément on fait des liens...

Au final, tous deux sont les dignes successeurs de leurs prédécesseurs, pour chacun une bonne réalisation, une multitude de personnages à jouer, dont passablement de jeunes femmes plus ou moins dévêtues, des modes solo mais surtout multijoueurs, mais les gameplay restent différents et remplissent très bien leurs cahiers des charges.

Tekken s'adressent à un public de compétiteurs et possède la carte du TAG (possibilité d'enchaîner les coups avec deux personnages), demandant ainsi une dextérité pointue

Dead or Alive est souvent plus discret dans le monde de la compétition peut être par son côté plus abordable. En effet, les enchaînements se font plus rapidement, mais si on s'en sort avec quelques combinaisons apprises, on ne fait pas long feu une fois face à de réels adversaires.

La questions du scénario ne se pose même pas, mais on relèvera la capilotractitude de celui de Dead or Alive, à la hauteur de l'improbabilité mammaire de ses protagonistes féminines.

En résumé, si vous avez du temps à investir dans votre maîtrise du pad, foncez! Et à la fin quand tout le monde tombe à l'eau qui est-ce qui reste? Des crampes aux doigts...

Dead or Alive - 8 1/2 mandales sur 10
Tekken - 8 High kicks sur 10